lundi 21 juin 2010

Solstice d'été

Aujourd'hui, à Stockholm, le soleil s'est levé à 3h30. Il se couchera à 22h08 ce soir. En plus, le crépuscule dure en gros trois heures, vu l'inclinaison de la trajectoire du soleil. Je me dis que ça doit être pareil pour l'aube. Pour faire simple, il ne fait plus vraiment nuit à Stockholm en ce moment. Et vu que mes rideaux ne sont pas assez grands, j'ai appris à dormir alors qu'il fait jour dans ma chambre. Sinon, il commence à faire chaud, c'est à dire qu'on peut ne pas avoir besoin de porter de veste l'après midi. M'enfin, les Suédois, qui ont connu des -20° cet hiver,  et un métro paralysé par le froid, sont heureux ! Remarquez que vu que le soleil se lève super tôt, il fait déjà bon au moment de partir au labo. En fait, la température est assez constante sur une journée.

Un autre point, qui n'a rien à voir : voici une capture d'écran du logiciel que j'ai codé dans le cadre de mon stage, interface utilisateur comprise :


(Remarquez que certains boutons sont désactivés sur cette capture... C'est fait exprès, parce que le logiciel est en train de mesurer, et que les paramètres que guident ces boutons ne peuvent/doivent pas être modifiés)

Sans trop rentrer dans les détails, ce logiciel reçoit les données du microscope à force atomique (un instrument qui permet de scanner très précisément des surfaces) avec lequel je travaille. Ces données sont d'une part enregistrées sur le disque dur, et d'autre part traitées en temps réel : le spectre du signal est calculé instantanément (via des FFT, etc.), et les boutons à gauche permettent de faire afficher des résultats de ces calculs. Le premier graphe, celui qui est vide, doit normalement montrer le signal brut. Le mettre à jour régulièrement ralentissait le programme, donc je l'ai désactivé. Je vais le supprimer, surtout que je peux accéder à ce signal avec un oscillo. Le second graphe correspond à l'évolution de l'amplitude d'une fréquence que l'on peut choisir via le panneau à gauche. Le troisième, le plus classe, est une représentation en coordonnées polaires : 
r = amplitude de cette même fréquence en fonction du temps 
theta = phase de la même fréquence en fonction du temps.
A quoi ca sert, vous me direz ? D'une part, à enregistrer les données brutes issues du microscope, ce qui est utile quand on veut connaître le comportement de l'instrument dans divers cas : approche initiale de la surface, estimation du bruit thermique, etc. D'autre part, le traitement en temps réel permet d'avoir une idée des résultats, d'adapter l'étude directement, lors des expériences, et simplifie grandement l'analyse.

Ça fait une bonne semaine que je fais mumuse avec, j'en suis bien content, même si je maîtrise pas totalement encore. Je fais maintenant énormément de mesures, et je me lance en parallèle dans leur analyse. Enfin, je détaillerai VRAIMENT l'aspect physique de ce que je fais dans un autre article. En particulier, j'expliquerai, pour ceux qui ne le sauraient pas ou qui n'auraient pas leurs TD de JMCourty sous la main, ce qu'est un microscope à force atomique, ou aussi pourquoi je dois faire une analyse spectrale du signal.

3 commentaires:

  1. Comme c'est beau tout ça! ^^ Et alors, t'utilises quoi comme logiciel pour faire l'interface? Pas que ca me dira grand chose, j'ai jamais fait un tel truc... d'ailleurs ca ressemble pas vraiment à de la physique :-P

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  2. Le langage de programmation qui est utilisé dans le labo, et que j'utilise donc, est Python. Pour l'interface, c'est une librairie en C++ qui s'appelle wxWidgets. Une fois qu'on a compris comment ça marche, ça se code super bien. En fait, les thésards du labo m'ont expliqué les bases, et à partir de là, j'ai construit l'interface rapidement : moins de 2 semaines.

    C'est certain, c'est pas de la physique fondamentale, plutôt de l'instrumentation. Déjà, c'est plutôt vers ce domaine que je m'oriente maintenant. De plus, Il faut se rendre compte qu'il y a toute une classe - même plusieurs classes - de fonctions qui tournent derrière cette interface, et ces fonctions ressemblent beaucoup à ce qu'on faisait en Physique numérique l'an dernier. Un informaticien aurait eu autant de mal que moi à coder ce programme, pas pour les mêmes raison, évidemment ! Puis bon, c'est pas la classe ? J'ai codé (presque) entièrement le programme qui me permet de faire des mesures physiques maintenant. Mais tu as raison Amaury, pendant un moment, j'ai eu peur de faire que de la programmation pendant ce stage !

    Sinon, c'est normal si, comme Arnaud, vous n'avez rien saisi à ce message. J'ai fait aucun effort de vulgarisation/simplification ; aucun esprit de médiation scientifique. Ça viendra plus tard, promis !

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